Praz sur Arly

Publié le par domrobhub

 

                                                         Des pieds à la tête…du Torraz.

Les nuages s’accrochent aux sommets comme les clarines au cou des vaches et la montée sur des chemins entretenus et traversés d’une eau partout ruisselante est une bonne mise en jambes. Pour la mise en bouche l’oratoire de Notre Dame de Bonnefontaine est le lieu béni et à l’intention de Bernard il y est même procédé à une nouvelle multiplication des pains. Au moment du dessert les premières gouttes font leur apparition et la pluie nous accompagnera jusqu’au gîte du plan de l’Are dont nous attendons l’ouverture et un premier coup de gnôle. En fin de journée nous sautons dans nos chaussures humides et dans la première éclaircie pour monter sur la crête au milieu d’un tapis de rhododendrons et de myrtilles en fleurs. Forcément au repas il y a du vin de Savoie et de la tomme glissée dans un beignet mais pas forcement du farcement, un mélange salé sucré de pommes de terre, d’oignons, de raisins secs et de pruneaux qu’accompagne un diot. Après la tarte aux myrtilles et des alcools locaux ou en transhumance quelques uns sortent le jeu de cartes tandis que la plupart font une dernière escapade dans les alpages. Pendant ce temps en Afrique du Sud l’armée du bon roi Henry, formée de combattants vieillissants et suffisants, partie à la conquête du monde, est défaite par une poignée de mexicains. Les filles sont en haut, les garçons en bas, les ronflements et soupirs un peu partout, les rêves secrets et le réveil thé ou café. Nous quittons le gîte sous un timide soleil pour le Christomet (1800m) que nous atteignons après avoir gravi une pente assez raide pour que Bernard y abandonne brièvement son sac. Nous prenons notre temps et après être passés au kiosque du « bonjournal »nous nous dirigeons vers la Tête du Torraz, l’objectif de notre sortie, par une montée progressive sur un large chemin carrossable. Là haut (1930m) l’air est frais, une table d’orientation nous renseigne sur les points de vue, une chaine du Mont Blanc dans son écharpe laineuse, celle des Aravis plus dégagée avec ses larges vallées parcourues de chemins qui relient des villages clairsemés. Nous mangeons en sapin de Noel sur les marches d’un semblant de monument en ciment sans grande originalité mais la vue y est belle et il reste quelques bouteilles au fond des sacs. Une pluie régulière mais sans grande intensité nous ramène sur Praz sur Arly au milieu des vaches et des prairies fleuries. La saison se termine, voilà ma plume dans l’encrier et mon imagination en bandoulière mais avant de faire l’école buissonnière je m’empresse de vous souhaiter à tous un bel été.  L’égrafigneur.

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R
<br /> nous étions 16 pour 18km sur les 2jours et 1100 m positifs<br /> <br /> <br />
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