La Croix Rousse Dévoilée

Publié le par domrobhub

PhotosCroix-Rousse Croix-Rousse                                  La Croix Rousse dévoilée.

A l’étude depuis quelque temps la sortie à Lyon a eu lieu en ce dernier samedi d’avril. Elle a commencé par la visite de la maison des canuts et plus précisément de l’atelier dans lequel sont juxtaposés le plus ancien métier à tisser dit à la grande-tire et le célèbre Jacquard du nom de son prodigieux inventeur. Démonstration nous a été faite de l’attention et de la dextérité exigées pour parvenir aux splendides brochés ou aux soyeux velours de Gênes. Peu après nous sera conté l’histoire du tissage depuis la découverte du ver à soie en passant par le veston de Louis XIV et jusqu’au cockpit du concorde. Notre guide nous emmene ensuite dans des rues bordées d’immeubles de même hauteur ( pas plus de cinq étages) abritant autrefois des appartements-ateliers composés de plafonds très hauts renforcés par des poutres de chênes et troués de hautes fenêtres. Au milieu du XIX éme siécle la colline comptait 60000 métiers pour 18000 habitants. Nous arrivons ainsi au boulevard de la Croix Rousse célébre pous son marché mais aussi pour ce gros caillou posé là en souvenir des travaux du funiculaire dit «  la ficelle ». Nous avons du mal à imaginer aussi l’emplacement de l’énorme rempart qui séparait le plateau des pentes et qui ne fut détruit qu’en 1865. Des pentes que nous allons sillonner par l’intermédiaire des traboules qui permettent, par une volée d’escaliers, de se rendre rapidement d’un point à un autre. Comme à cette cour des Voraces d’où partira en 1831 la première révolte des canuts au cri de «  Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant ». Avec  les premières expériences mutualistes et la mise en place des conseils prud’hommaux la colline sera un véritable «  laboratoire social ». Lorsque nous débouchons sur la place des Terreaux le soleil est au zénith et la faim se fait sentir. Heureusement il suffit de tourner au coin de la place pour se retrouver «  chez Paul » où nous nous entassons autour de la nappe à carreaux sur laquelle nous attendent déjà les grattons et le communard. Une langue ravigote, un civet de joue de porc ou une andouillette à la moutarde plus tard c’est de la couleur de la nappe que nous ressortons pour prendre la direction du parc de la Tête d’Or  pour une promenade digestive bien appréciée. Comme l’aura été ce type  de sortie alliant savoir et convivialité, et favorisant telle une traboule le passage  d’une activité à une autre.  L’égrafigneur

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