Pont d'Ain - Randonnée pédestre - février 2020

Publié le par domrobhub

Vendredi 14 février 2020.

Nous sommes 31 sur le quai Justin Raymond de Pont d’Ain , lieu où les radeliers faisaient étape, à l’époque du flottage des bois sur la rivière d’Ain, du Jura jusqu’à Lyon. Il fait beau même si en fin de randonnée le vent du Nord rafraîchira l’atmosphère.

Nous passons le pont, détruit par les Allemands en 1944 et reconstruit en 1946. Nous sommes loin des bacs à traille du début du 19ème siècle ou du pont en « fil de fer » (suspendu) de 1831 à l’époque, tous à péage.

Nous remontons sur la rive gauche de la rivière. Nous faisons un arrêt en face de l’ancien château féodal, lieu de naissance de Louise de Savoie, mère de François 1er et de Philibert le Beau époux de Margueritte d’Autriche qui fit construire l’église de Brou. C’est ici que furent bâtis sur l’Ain les premiers ponts en bois, en face du château. Ils étaient pris en enfilade par celui-ci pour les défendre et en interdire l’accès à la ville. Ces constructions en bois étaient très souvent emportées par les crues de la rivière.

Plus loin, autre halte au barrage de Pont d’Ain qui servait, rive droite,  au « moulin Convert » construit à la fin du 19ème siècle permettant le fonctionnement des meules. Rive gauche nous pouvons apercevoir une petite centrale hydro-électrique.

Après avoir traversé l’ex route nationale 84, nous arrivons à Hauterive, hameau de St Jean le Vieux, par la rue des trois châteaux. Le plus beau et le plus ancien (traces écrites en 1554) est celui de la Tour appelé aussi de la Biguerne sur la carte de Cassini de 1766.

De ce lieu, nous observons au loin les châteaux de Varey et des Allymes.

L’intérieur de Hauterive est riche en petit patrimoine. Des lavoirs sur l’Oiselon, un ancien moulin dont la roue a disparu, son canal, une ancienne bascule, une croix de 1865 et une chapelle.

Nous traversons la route d’Hauteville pour rejoindre la carrière « Vicat » où nous ferons notre pause « quatre heures ».

Des panneaux d’informations expliquent les fouilles archéologiques avec la découverte de plus de 3 000 vestiges dont certaines datent du néolithique, le fonctionnement d’une carrière et les mesures prises pour protéger l’environnement dont l’hirondelle des rivages, le crapaud calamite et le papillon le cuivré des marais.

Dans l’ancienne carrière jouxtant le site sera aménagé une centrale photovoltaïque de 2.7 ha (sur les 7 ha) couvrant la consommation d’une ville de 1550 habitants.

Retour par le Blanchon avant de retrouver le pont et le parking.

Belle randonnée avec peu de routes.

Statistiques : 11.4 km pour 44 m de dénivelé.

Michel.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article