Balanod 10 2016

Publié le par domrobhub

Vendredi 07 octobre 2016

Le temps passe, les souvenirs restent…

Cela faisait effectivement six ans que nous n'étions revenus à Balanod et nous avons retrouvé le Besançon comme si nous y avions pêché la veille. Moins fougueux qu'au printemps il bondit toujours de pierre en pierre, disparaît puis ressurgit quand on ne l'attend plus. Lui même doit se rappeler de cette époque où il alimentait les vingt quatre moulins (1860) aux destinations industrielles diverses comme la filature dont il ne reste que des vestiges abandonnés au vent et aux vandales. Plus loin au fond d'une reculée se tapit le village de Montagna le Reconduit qui lui aussi a connu ses heures de gloire industrielle,à l'image de cette carrière que l'on voit au loin depuis le belvédère et de laquelle on extrayait une pierre marbrière connue sous le nom de « marbre rose de Balanod ».Une roche qui comptait aussi de nombreux fossiles dont l'étonnant ichtyosaure, un reptile marin qui vivait, comme vous le savez, il y a très longtemps. En tous cas plus longtemps que cette voie romaine qui a gardé l'écho de nos pas et qui nous mène à l'Aubépin, un village qui nous est si familier que même les chiens n'aboient plus à notre passage. Certes le site qui comprend une chapelle dédiée à St Garadoz et la tour du château de la famille De Laubespin n'a pas conservé les résidus de nos peaux de bananes mais les plus anciens se souviennent de la collecte de la gabelle du randonneur. Mais alors que nous nous laissions aller à une nostalgie bien entretenue jusque là, les châtaignes, les noisettes et les cyclamens sauvages nous ramenaient au temps présent, d'autant que Daniel décidait de sortir des sentiers battus au risque d'affoler les GPS peu préparés à l'improvisation. Et c'est comme si nous vivions une nouvelle aventure se terminant par la visite de la chapelle de Balanod avec son autel de marbre blanc et devant laquelle est érigée une croix classée. Pour des pensées plus substantielles il y a aussi le restaurant « Bouvard », encore que là aussi le plaisir peut y être divin. Vivement dans … six ans ! L’égrafigneur.

Statistiques : 48 personnes (2ème affluence) 10,680 km, 380 m de dénivelé.

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