PRESSIAT

Publié le par domrobhub

Vendredi 6 Mars

La tradition du Mont Myon.

Le Mont Myon est effectivement un peu notre Roche de Solutré. Il faut dire que de part sa posture et la douceur de sa courbe le sommet du Revermont exerce une certaine attirance. Et cela ne date pas d’aujourd’hui puisque la tradition veut que les druides allumaient déjà des feux en son sommet. Pas de trace de ceux-ci à proximité du refuge joliment restauré si ce n’est dans le ciel qui se pare progressivement de couleurs chaudes qui font penser à un tableau de Nicholas de Staël.

La nuit tombant le froid se fait soudain plus vif, il faut remonter les cols, enfoncer les bonnets et ajuster les gants. Les ânes rencontrés un peu plus tôt engoncés dans leur manteau d’hiver nous avaient prévenus. En chafouinant dans son sac Bernard en sort un spécimen de lampe bien connu de Jacky mais peu adapté à la randonnée encore que, tenue à bout de bras, elle sera bien utile dans la descente caillouteuse sur Pressiat surtout que la lune pourtant dans la plénitude de sa splendeur ignore notre versant. Le bouillonnement joyeux d’un ruisseau emplit tout le silence de la nuit. C’est à l’auberge du Mont Myon que nous retrouvons le groupe de retour de Courmangoux pour un plat bien montagnard et bien copieux, une tartiflette. Encore un bon moment de convivialité qui prouve, pour rassurer Michelle, que la greffe prend entre nous.

L’autre groupe, dix personnes, s’est dirigé vers Courmangoux et le hameau de la Courbatière où vécut l’écrivain Bernard Clavel.Ils purent y voir une statuette originale de la vierge nichée dans un mur de briques et plus imposant le monument rappelant l’éolienne qui autrefois alimentait le village en eau. Ce groupe était encadré par Jean-Christian, un habitué des lieux puisque parapentiste mais que les ailes, contrairement à l’albatros de Baudelaire, n’empêche pas de marcher.

L’égrafigneur.

Statistiques ; 31 personnes. 8,5 km et 7km.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article