Lassera

Publié le par domrobhub

Vendredi 20 Février

Après quelques difficultés pour trouver un stationnement ne gênant pas les autochtones de Lassera, les 22 participants à cette randonnée attaquent l’ascension du mont Nivigne. Après 1h20 et 430m de montée, nous atteignons la crête d'où nous avons une superbe vue sur la plaine de Bresse. Puis nous arrivons à la grotte de l'Ours, quatre intrépides y accèdent par un sentier relativement raide. Nous arrivons ensuite au Signal de Nivigne point culminant à 768m. Le signal est une construction en briques. C’est un repère géodésique qui permettait de mesurer et d’étudier la forme et les dimensions de la terre, la partie haute pouvait être visée depuis d’autres repères très éloignés à l’aide d’un miroir.Une cinquantaine de repères de ce genre ont été érigés sur la façade Est de la France au début du XXe. C’était l’un des points secrètement gardés par l’armée au temps des « cartes d’état-major ». À cette époque, les zones cartographiées correspondent aux zones de front : la Grande Guerre n’est pas loin ! Puis avec les progrès de l’aviation ces édifices sont tombés en désuétude et laissés à l’abandon, aucun autre n’existe encore dans notre région. La construction du signal a été érigée en trois semaines au mois de septembre 1907 par le service cartographique de l’armée sous les ordres du lieutenant André-Louis Cholesky, cet officier topographe devait, par la suite, établir de nombreux relevés en Europe. Il développa une méthode simple et ingénieuse qui permit de résoudre certains systèmes d’équation. Cette méthode est encore utilisée de nos jours. Ces travaux deviendront essentiels, un peu plus tard, pour la correction des tirs d’artillerie grâce aux cartes détaillées où le relief était représenté. Ces calculs et relevés sur les balises géodésiques sont alors primordiaux pour le calcul de pointage des artilleurs qui tiraient sur des objectifs invisibles. Autre volet historique du signal de Nivigne durant la Seconde Guerre mondiale où les maquisards de la région avaient fait le choix de se retrouver près du signal en contrebas avec vivres et armements. Des tranchées avaient même été creusées pour s’abriter. Puis descente avec au passage une très belle vue sur le Mont Blanc arrivée au village de Pouillat et son lavoir où l'on constate que certains hommes n'étaient pas très appréciés par la population féminine de l'époque. Retour sur Lassera par le hameau de Dalle avec un vent de face très rafraichissant. Après ses 12.56km et 474m de dénivelé arrêt aux "Trois Bouchons".

Dominique

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