La SaintéLyon 12 2014

Publié le par domrobhub

Pas grand monde cette année pour représenter la RSCB sur les chemins nocturnes des Monts du Lyonnais… Pourtant, les autres manifestations sportives organisées par le club ont connu un franc succès : que ce soit la tête de veau à Souclin, ou les tartes de Daniel et Jean-Pierre à Blanaz, pour ne citer que ces deux épreuves phares.

Courageux comme je l’ai lu sur les mails que vous m’avez adressés, ou plutôt téméraire comme je pense l’avoir été, je me suis donc lancé une nouvelle fois dans cette aventure, perdu au milieu de 14.500 coureurs, mais accompagné d’un ami de Buellas.

Si les conditions météo se sont avérées « idéales » pour ce genre d’épreuve (pas de pluie, pas de neige et température légèrement positive, excluant cette année la présence de verglas), la boue était par contre présente du début à la fin du parcours, nécessitant une vigilance accrue pour rester dans la bonne trajectoire ; un regret aussi : le ciel nuageux ne nous a pas permis d’apprécier la beauté des paysages que la pleine lune de ce samedi soir aurait pu éclairer.

Sur le plan physique, la rando sympa et agréable que je pensais vivre s’est transformée en une épreuve (le mot n’est pas trop fort) frisant à certains moments le « chemin de croix » :

- rythme assez soutenu (par rapport aux éditions précédentes) : après un départ raisonnable où nous avons taillé bavette pendant les 3 ou 4 premiers km avec 2 Normandes (*) venues tester leur condition sur cette épreuve, le « petit jeune » (61 ans) avec lequel je me suis embarqué étant habitué à courir des semi-marathons, a vite fait monter la cadence d’un cran : moyenne de 4,8 km/h pour 46,1 km, avec un dénivelé certes globalement négatif, mais comprenant cette année (parcours modifié) de sévères côtes à gravir, tout ça de nuit et dans la boue…

- pour apporter un peu d’originalité à l’expédition, je n’ai rien trouvé de mieux que de prendre une crampe sévère à la jambe gauche peu après le 1er ravito de St Genou, et les 10 km qui ont suivi jusqu’à Soucieu ont été assez douloureux, et ont nécessité plusieurs arrêts pour cause d’étirements.

Après avoir séjourné près d’une ½ heure sur la table d’autopsie à Soucieu, entre les mains expertes d’un kiné et d’une podologue, nouveau départ pour l’aventure, pour rejoindre Gerland non sans avoir une nouvelle fois gravi la terrible côte longeant les aqueducs de Beaunant.

La traversée du Parc de Gerland, sous les félicitations des nombreux spectateurs (bravo, c’est bien ce que vous faites à votre âge – tiens, ça se voit donc tant que ça ?) est toujours un moment chaleureux, d’autant que la ligne d’arrivée approche à grands pas.

Par contre, je ne sais toujours pas qui croire : le public qui ne tarit pas de félicitations et d’encouragements à l’égard des participants, ou ma femme qui, au contraire, me demande chaque année au moment du départ si je vais continuer encore longtemps à faire le guignol et prendre des risques inutiles en pleine nuit…

Décidément, les avis sont bien partagés…

Mais je crois que le plaisir de vivre cet événement et l’ambiance qui règne tout au long du parcours devraient peser assez fort dans mon choix futur…

Bernard

(*) Dames habitant en Normandie, pardi !

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